by Amitie » Mon Nov 30, 2009 9:48 am
Hier, je suis allé voir un opéra salle Ravel au conservatoire de Levallois: celui qui s'appelle Maximilien Kolbe, musique de Dominique Probst, livret de Eugène Ionesco.
L'histoire: le père Maximilien Kolbe a existé: il est connu pour avoir voullu passer à la place d'un juif dans un camp de concentration (enfin c'est ce que j'ai compris). Dans quelques mètres carrés entourés de murs, on voit une dizaine de juifs qui attendent leur mort: mort de la faim. Le dernier à rendre son dernier soupir (d'après le livret, on ne sait pas très bien comment ça s'est passé), est le père, continuant à croire en son Dieu, et continuellement catholique.
La création avait été faîte en 1988 en Pologne, avec la plupart des chanteurs qui le reprennent aujourd'hui: on se doutera que certains ne sont plus au meilleur de leur forme. Mais ce reste très touchant, avec finalement peu de solistes, un choeur d'adulte, et un choeur d'enfants à la toute fin. L'orchestre aussi bénéficie d'un effectif réduit, mais varié: trompette, piano, piccolo, percussions, et peut-être d'autres instruments (mais très peu).
La musique est par moment très austère, parfois très douce. Mais l'austère l'emporte, évidemment, en terme de présence dans cet opéra. Dans tous les cas, c'est une musique travaillée, pas toujours délicieuse, mais qui créé un effet de malaise bien senti. Et l'effectif réduit permet des solos de trompette et de piccolo tout à fait magnifiques.
La partie des chanteurs est particulièrement dfficile à chanter: beaucoup de demi-tons, d'intervalles augmentés ou diminués. Félicitations aux chanteurs qui ont réussi à chanter tout cela avec beaucoup de présence. La direction musicale était effectuée par Olivier Holt, chef régulièrement invité dans différents orchestres français.
Concert donc agréable, peut-être un peu long, et personnellement, le personnage de Maximilien Kolbe m'a déplu (du moins, son interprétation dans le livret de Ionesco). Cela étant dit, c'est un bel opéra qui mérite d'être vu et monté!
Amicalement.
Un pour tous et tous pour moi!